Allan Kardec le philosophe du spiritisme

Allan Kardec, ou Alan Kardec, de son vrai nom Hippolyte Léon Denizard Rivail, né le  et mort le , est un pédagogue français, fondateur de la philosophie spirite ou spiritisme. Il est généralement surnommé le « codificateur du spiritisme ». Son œuvre influence aujourd’hui fortement la culture et la vie publique brésilienne.

Né à Lyon en 1804 dans une famille de juristes, il va à l’école primaire locale jusqu’à ses dix ans, mais sa riche famille bourgeoise l’envoie à l’abri des troubles de la fin de l’époque napoléonienne terminer ses études à l’étranger.

Il devient interne au château d’Yverdon, sur le lac de Neuchâtel, chez le pédagogue Johann Heinrich Pestalozzi qui met alors en pratique les principes de l’Émile de Rousseau. Dans cette « école mutuelle », il apprend avec d’autres jeunes gens de la bonne société européenne. Il parle plusieurs langues vivantes, comme l’anglais, l’allemand et le néerlandais.

Les influences de Pestalozzi furent très fortes sur Léon Rivail, et certains principes de la pédagogie se retrouveront dans la doctrine spirite : la fraternité universelle et l’ouverture aux femmes.

 

Il est au début de sa vie un pédagogue disciple de Johann Heinrich Pestalozzi. Il fait venir en France ses idées et son type d’école. En 1820, il s’installe à Paris et ouvre en 1824, au 35 de la rue de Sèvres, un cours privé fondé sur les méthodes de Pestalozzi. Il publie de nombreux ouvrages de pédagogie, dont un Plan proposé pour l’amélioration de l’éducation publique (soutenu par Ampère, son compatriote lyonnais) qui reçut un prix de l’Académie Royale d’Arras en 1828.

En 1832, il épouse Amélie Boudet, une institutrice qui travaille avec lui dans son école et dans la poursuite de son œuvre pédagogique. Lorsque l’école doit fermer pour des raisons financières, Léon Rivail traduit des textes allemands et publie des manuels pour gagner sa vie. Il continue à donner des cours, gratuitement, de chimie, physique, anatomie, astronomie.

Après la révolution de 1848, il est employé comme régisseur de spectacles, c’est à dire : préparateur, coordinateur, et exécuteur de la mise en œuvre matérielle des représentations du Physicien-prestidigitateur Lacaze, dans une petite salle située à l’intérieur du Carré Marigny près des Champs Élysées à Paris, d’abord appelé le « Château d’enfer », plus connu sous le nom du Pavillon Lacaze ou Baraque Lacaze, et présentant des spectacles de Physiques Amusantes, Fantasmagories, Projections Scientifiques, Curiosités, et Bouffonneries Spirites, dans lesquels l’artiste Lacaze convoque déjà des esprits frappeurs, bien avant l’arrivée du spiritisme.

Ce sont des spectacles très en vogue et populaires au milieu de ce xixe siècle où l’on commence à maitriser l’électricité. Cette salle fermera ses portes fin 1854, pour laisser place à d’autres spectacles d’un genre différent, dans la perspective de l’exposition universelle de 1855.[réf. nécessaire]

C’est en pédagogue positiviste qu’il est sollicité pour superviser des séances de tables tournantes. On lui demande aussi de mettre de l’ordre dans les communications reçues des esprits lors de séances. Ce travail donnera naissance au Livre des Esprits.

Il découvre les tables tournantes (pratique venue des États-Unis) en mai 1855, le magnétiseur Fortier réussissant enfin à l’amener chez sa somnambule. Il trouve dès lors sa place dans les cercles spirites parisiens, aux côtés de Victorien Sardou. C’est à cette époque qu’il prend son surnom d’Allan Kardec, nom qu’il pense correspondre à celui qu’il portait lors d’une vie antérieure, alors qu’il était druide. Ce pseudonyme lui permet en outre de continuer à écrire ses ouvrages de pédagogie sous son vrai nom, gage de sérieux.

Il est convaincu de converser pendant plusieurs années, par le biais de différents médiums, avec toutes sortes d’esprits ; et en tire un enseignement. L’essentiel de celui-ci est rapporté par écrit dans Le Livre des Esprits (1857) et Le Livre des médiums (1861). Kardec produit ainsi les cinq livres fondamentaux du spiritisme, continuellement réédités jusqu’à nos jours. Il fonde également La Revue spirite, magazine encore publié aujourd’hui, dans plusieurs langues.

Selon Kardec :

« L’homme n’est pas seulement composé de matière, il y a en lui un principe pensant relié au corps physique qu’il quitte, comme on quitte un vêtement usagé, lorsque son incarnation présente est achevée. Une fois désincarnés, les morts peuvent communiquer avec les vivants, soit directement, soit par l’intermédiaire de médiums de manière visible ou invisible (Le Livre des Esprits) »

Il meurt d’un anévrisme en 1869 en laissant nombre de textes en cours d’écriture. Un sixième livre dont le titre provisoire était : Les prévisions concernant le spiritisme, fut également retrouvé. Tous ces travaux inachevés furent regroupés par l’éditeur Pierre-Gaëtan Leymarie quelques années plus tard et édités sous le titre : Les œuvres posthumes d’Allan Kardec.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise, à Paris. Sur le frontispice au-dessus de sa tombe en forme de dolmen (certains de ses disciples la prennent comme modèle pour leur propre tombe) et de son buste en bronze poli sculpté par Paul-Gabriel Capellaro, est gravé le postulat de la doctrine : « Naître, mourir, renaître encore et progresser sans cesse, telle est la Loi ». Sur la stèle soutenant le buste, on lit : « Tout effet a une cause, tout effet intelligent a une cause intelligente, la puissance de la cause est en raison de la grandeur de l’effet. »

C’est Camille Flammarion qui prononce son éloge funèbre et affirme, comme Kardec, que « le spiritisme n’est pas une religion, mais c’est une science… ». Sa tombe au cimetière du Père-Lachaise reste un lieu de recueillement, elle est l’une des plus fleuries et des plus visitées du cimetière. Des médiums et des adeptes de divers courants spirituels viennent régulièrement chercher l’inspiration sur le buste d’Allan Kardec réputé pouvoir exaucer tous types de vœux.

Source : wikipédia

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